Chroniques littéraires, Détente

La pâtissière de Long Island – Sylvia Lott | Avis

Un roman historique aux accents gourmands

Une couverture aux couleurs vives, une trame historique, des secrets familiaux, une pâtisserie à l’épreuve du temps : que d’atouts pour ce roman de Sylvia Lott.

Qu’en dit l’éditeur ?

1932. Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer chez ses frères. Elle débarque à New York avec deux secrets dans ses bagages : son cœur brisé et la recette ancestrale d’un savoureux gâteau au fromage blanc.
2002. Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie à son tour la recette du cheesecake…

Tu peux manger autant de cheesecakes que tu le souhaites — uniquement du cheesecake. Mais avant, tu dois aller au fond de toi-même et te demander si tu as vraiment de l’appétit pour ça.

Qu’en pensent les Nuages ?

Pour ce roman plein de bons sentiments, Sylvia Lott s’est inspirée de son histoire familiale. Elle nous donne d’ailleurs quelques explications dans la postface pour démêler les faits réels de la fiction. Tout au long du récit, j’ai effectivement ressenti son attachement pour les personnages.

Grâce à une double temporalité, le lecteur suit des allers-retours entre le passé et le présent des deux héroïnes. J’ai beaucoup apprécié découvrir au fil des pages l’épanouissement de Marie. Luttant pour un amour interdit, elle doit s’adapter à une nouvelle vie à New-York, une culture et des mœurs bien différents de ce qu’elle connaît. Peu à peu indépendante, elle fait preuve de ténacité, de débrouillardise, sans pour autant renoncer à ses principes. Principes qui l’amèneront à faire des choix de vie cruciaux dont elle peut être fière. Les passages dédiés à son histoire sont passionnants et rythmés. Son histoire croise l’Histoire sur différents thèmes : l’immigration, la prohibition aux Etats-Unis, la montée du nazisme en Allemagne, etc.

Qui dit histoire familiale, dit passation et transmission de savoir. Et c’est Rona, la nièce de Marie, qui endosse le rôle d’héritière. Tourmentée par ses problèmes personnels et professionnels, Rona est en pleine introspection et en quête d’un nouveau départ. Je dois dire que j’ai été bien moins emballée par les pages consacrées à sa vie. Elle m’a semblé trop indécise et manquer de la détermination, si présente chez sa tante Marie. Il m’a fallu du temps pour m’habituer à la personnalité de Rona, mais j’ai apprécié qu’elle tire profit de l’expérience de son aînée pour se reconstruire.

Le style de l’auteur est très agréable. Par des descriptions convaincantes (pour avoir traversé à pied le pont de Brooklyn, les sentiments de Marie collent à la réalité !), Sylvia Lott nous transporte dans les années 30, au milieu des gratte-ciels. Les personnages secondaires ne sont pas en restent : les frères aînés de Marie, son amie Wally, les clients du restaurant,… participent tous à l’ambiance chaleureuse du roman.

Malgré quelques lenteurs et une conclusion rapide sans surprise, j’ai passé un bon moment de lecture au côté de la famille Wiemkes. J’y ai retrouvé la douceur et l’affection familiale du cheesecake. Comme Marie le dit si bien, un gâteau peut effectivement tout changer…

Note : 3 sur 5.

La pâtissière de Long Island, Sylvia Lott
Editions J’ai lu

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