Huit crimes parfaits, Peter Swanson

En quête d’un page turner, au récit haletant et digne des grands noms du roman policier ? Ce livre est fait pour vous! Si vous cherchez de l’humour, une happy end et des personnages attachants, passez votre chemin…

Qu’en dit l’éditeur ?

Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un « accident » qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée ”Huit crimes parfaits”, où figuraient ces deux intrigues. Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable nœud coulant se resserrer autour de son cou.

Une intrigue irrésistible et une brillante variation autour du roman policier, avec en filigrane cette question éternelle : le crime parfait existe-t-il ?

« Et voilà qu’aujourd’hui, à bientôt quarante ans, mes yeux lisaient les mêmes mots, mes mains tournaient les mêmes pages que près de trente ans plus tôt, ces pages qu’un homme d’affaires ou une ménagère avaient tournées il y avait cinquante ans. Un voyage dans le temps. »

Qu’en pensent les nuages ?

Que dire à propos de Huits crimes parfaits ? L’intrigue est tellement bien menée que je n’ai pas soupçonné le coupable avant la révélation finale. Le récit est écrit à la première personne pour une plongée en apnée dans les pensées de Malcolm Kershaw, aimable libraire spécialisé en roman policier. Oui, au début il nous paraît bien sympathique et résilient face aux épreuves qu’il a connues. Mais au fil des chapitres, le lecteur se rend compte que son apparente innocence cache des secrets bien plus ténébreux.

Peter Swanson met en scène des personnages en proie à leurs ambitions, à leurs déboires et à leurs contradictions. Bien que foncièrement humains, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Peut être trop sombres à mon goût. Mais l’auteur manie avec efficacité les indices et, d’une manière très troublante, nous amène à douter du narrateur. Peut-on vraiment croire les paroles de Malcolm Kershaw? Est-ce que sa version de l’histoire est véridique, digne de confiance? Parce que notre (pas si!) gentil libraire part à la chasse du coupable, un criminel qui semble bien proche de lui. Pages après pages, une atmosphère tendue à la limite de la paranoïa s’installe. La tension est palpable et ne fait qu’augmenter au fur et à mesure des éléments du passé qui ressurgissent. Loin d’un schéma manichéen, Peter Swanson nous livre une enquête pleine de nuances et de zones troubles.

Ayant passé quelques jours dans la ville de Boston, j’ai été ravie de retrouver dans le récit certains lieux visités : la Charles Street, le Boston Public Garden et ses célèbres statues en bronze de Make Way for Ducklings, le Boston Common, ou encore le quartier de Down Town Crossing. Ces bons souvenirs m’ont sûrement aidé à mieux apprécier les descriptions et l’ambiance « bostonienne ».

Un récit truffé de références littéraires, très cinématographique et qui se lit facilement. Un hommage singulier aux romans policiers!

Note : 3.5 sur 5.

Huit crimes parfaits, Peter Swanson
Editions Gallmeister


4 réflexions sur “Huit crimes parfaits, Peter Swanson

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